Some works ask you to step back. These three asked me to stay still.

Simon Schubert doesn't draw with black. He removes light. His charcoal pieces, corridors, windows, curtains don't represent empty spaces. They represent what it feels like to be in one. Standing in front of a large format, windows in enfilade, I had the impression the light was about to shift. It didn't. But I waited.

Geer van Velde arranges forms the way others arrange words. Carefully. Without urgency. This small gouache on paper, a few colors, a few angles, doesn't try to impress. It fits in the hand. It holds in time. There's something about works on paper that I keep coming back to: they don't need an entire wall to exist.

Degas doesn't paint bodies. He paints what a body does when no one is watching. This pastel of a woman after her bath, back turned, head tilted isn't a pose. It's a caught gesture. The warmth of the medium, colors that blend without resolving. Nothing is finished. Everything is right. That's what drawing can do that painting doesn't always manage: stay close.

Three works. No grand statements. Just the moment before things move again.

Before it moves, that's when you see it most clearly.

Avant que ça bouge

Certaines œuvres demandent de reculer. Ces trois-là m'ont demandé de rester immobile.

Simon Schubert ne dessine pas avec du noir. Il enlève de la lumière. Ses pièces au fusain, couloirs, fenêtres, rideaux, ne représentent pas des espaces vides. Elles représentent ce qu'on ressent dans un espace vide. Devant un grand format, des fenêtres en enfilade, j'ai eu l'impression que la lumière allait bouger. Elle n'a pas bougé. Mais j'ai attendu.

Geer van Velde arrange des formes comme d'autres arrangent des mots. Avec soin. Sans urgence. Cette petite gouache sur papier, quelques couleurs, quelques angles, ne cherche pas à impressionner. Elle tient dans la main. Elle tient dans le temps. Ce que j'aime dans le dessin sur papier : il n'a pas besoin d'un mur entier pour exister.

Degas ne peint pas les corps. Il peint ce qu'un corps fait quand personne ne regarde. Ce pastel d’ une femme après le bain, dos tourné, tête penchée n'est pas une pose. C'est un geste surpris. La chaleur du médium, les couleurs qui se fondent sans se résoudre. Rien n'est fini. Tout est juste. C'est ça que le dessin peut faire que la peinture ne fait pas toujours : rester proche.

Trois œuvres. Aucune déclaration. Juste le moment avant que les choses bougent à nouveau.

Avant que ça bouge, c'est là qu'on voit le mieux.

Saliha

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